L'ART DE LA DéGustation

Pour déguster les bières de la Brasserie de la Bruche, il convient comme pour toutes les bières artisanales de respecter un certain rituel.

La bière doit être conservée au frais, à l'abri de la lumière et debout.

Suivant les bières, la température de dégustation varie : la blanche s'apprécie entre 4°c et 6°C, la blonde entre 6°C et 8°C, l'ambrée entre 8°C et 10°C et la brune entre 10°C et 12°C voire à température de pièce. Une température trop basse empêcherait le développement des arômes.

Servez la bouteille d'une traite dans un grand verre en inclinant le verre à 45° puis versez la bière jusqu’à la moitié du verre avec un débit constant. Ensuite redressez le délicatement et versez le reste en éloignant la bouteille pour obtenir une belle mousse généreuse en prenant soin de laisser le dernier centimètre dans la bouteille, afin de ne pas verser la levure dans le verre. Vous pouvez la servir séparément dans un verre à shooter, c'est une très bonne source de vitamines B. Pour des bières fortement gazéifiées, il est recommandé de verser doucement ou de faire quelques pauses lors du service.

Important : ne lavez pas les verres destinés à recevoir une bière au lave-vaisselle.

 

En effet, le produit lave-vaisselle contient un agent anti-moussant et empêche ainsi la formation d'une belle mousse. Lavez vos verres de préférence avec un produit vaisselle et rincez les abondamment.

 


Comme les vins, les bières interpellent nos sens, tous nos sens. Ce sont elles qui vont nous initier à leurs différences et nous apprendre à cerner leur univers. Nuances d'or, d'ambre ou de brun allant jusqu'au noir, parfums de fruits, d’épices ou de fleurs, goûts subtils, délicats, puissants... jusqu’à leur pétillance, les bières s’expriment. Elles se présentent, elles nous invitent à reconnaître, à associer, à nommer.

C’est la délicieuse épreuve de la dégustation.

 

L'OUIE

Les bières fournissent à l’ouïe un stimulus sensoriel dont on oublie parfois de tenir compte et pourtant, si l’on s’emploie à déboucher la bouteille d’un léger «pschitt» maîtrisé, le bruit que fait le retrait de la capsule introduit une cérémonie que nos sens apprennent vite à repérer. À l’acte suivant, une oreille attentive pourra suivre l’effervescence des bulles, leur ralenti, leur installation dans le verre et leur degré de finesse qui, déjà, peuvent définir une bière.
Après l’ouverture, on entend au moment du versement que ça crépite, croustille, craquelle, que l’effervescence est comme un murmure, un bruissement, un frémissement, un frisson...
Les bulles ? Elles éclatent, retentissent, pouffent, balbutient, murmurent puis s’éteignent..., voici des mots dont chacun pourra s’inspirer pour ses dégustations.

 

La vue

C’est le premier de nos sens sollicité : l’œil observe la transparence ou l'opacité, la légèreté, la fluidité et la couleur de la bière dans le verre. Il évalue la densité des couleurs. L’œil saura apprécier la nuance et distinguera ainsi celle qu’il préfère. L’œil aime aussi le mouvement des bulles. Il suit leur incessante ascension et évalue la finesse et la beauté du cordon qui se forme à la surface du liquide et joue contre la paroi du verre.
L’effervescence a plusieurs degrés de manifestation qui sont autant de marques de la personnalité de la bière. Les bulles sont naturellement bien acceptées tant qu’elles n’agressent pas simplement le palais par une trop forte présence.
Pour nos yeux, le liquide versé bouillonne, vit, s’agite. Les bulles sont fines ou moyennes, régulières, en colonne, groupées, minuscules, délicates, légères, agitées, rapides ou lentes, nerveuses, véritable pluie d’étoiles filantes, tourbillonnantes, virevoltantes... ou encore persistantes, généreuses, vigoureuses, fin cordon de perles folles... Peu abondantes, discrètes, éparses, dispersées ou bien réparties.
La mousse est crémeuse, blanche, fine, persistante, vivante, élégante, de bonne tenue, agencée en un cordon fin, une collerette de perles fines.

 

L'ODORAT

Les bières artisanales sont finement aromatiques et il n’est pas rare que l’effervescence des bulles soit un véritable écran pour le nez. Les scientifiques s’accordent à penser qu’avec le temps et la civilisation, notre sens olfactif s’est beaucoup affiné. Les arômes nuancés des bières artisanales nous apparaissent plus facilement aujourd’hui. Chaque bière a ses propres notes fruitées, fleuries, boisées ou épicées.
L’approche d’une bière est comme l’ouverture d’un opéra : on y trouve un thème majeur puis des notes persistantes qui reviendront à chaque instant de la dégustation. Il n‘est pas rare qu’après un effluve de fleurs, apparaissent l’écorce d’orange ou les fruits rouges, jaunes ou exotiques. Les arômes sont par nature volatiles et évolutifs. On peut à tout moment les nommer et également les qualifier : fruité, floral, herbal...
Mais, pour profiter de toute cette richesse, il faut impérativement attendre que la bière s’ouvre, en le regardant, par exemple. Une fois ouverte, la bière livrera au «premier nez» les impressions olfactives immédiates, puis de longs instants plus tard, c’est le «deuxième nez» qui appréciera les arômes plus profonds, plus complexes, plus précis qui se seront révélés.

LE Goût

Avec les bières artisanales, notre langue et notre palais sont spécifiquement sollicités. La mise en bouche est le moment fort de la dégustation. L’attention et l‘expérience permettront encore mieux d’apprécier ce qui se définira comme intense, épanoui, vif, riche, sublime ou impertinent...
Selon que nos papilles reconnaîtront un goût ou un mariage de goûts particulier.
Selon qu’elles feront la différence entre cette pointe d’agrumes ou cet accent de fruits, cette rondeur ou cette longueur en bouche, cette vivacité ou cette souplesse, cette sensation de fruits ou de sous-bois, de pain grillé ou de brioche, cette délicatesse ou cette extrême finesse, le palais saura trouver toutes les réponses à ses questions et apprécier toutes ces harmonies.
Dans le palais, les perles cristallines explosent, exaltant leur picotement, des goûts forts et suaves, parfumés de levures, de fruits mûrs, de bois exotiques. Elles sont comme les membres d’un orchestre symphonique jouant des moments forts, puis lents et doux, achevés dans le calme et l’harmonie.
Excitation, plénitude, calme, trois moments qui s’additionnent pour un plaisir pur.
Ce n'est qu'après avoir dégluti que l'on peut ressentir ces sensations là ; celles qui s'invitent avec fugacité ou d'autres qui s'installent jusqu'à 5 minutes en bouche ! L'amertume prend souvent toute sa place mais de nouvelles saveurs peuvent prendre place dans cette ultime étape de la dégustation.
L'amertume s'éternise parfois et ne fait que déclencher cette irrésistible envie de se désaltérer à nouveau.

le toucher

Le verre, légèrement rafraîchi par la température de la bière elle-même, nous permet d’exercer le toucher... Le toucher est celui de nos sens qui va être le plus sensible à la température de la bière ; les mains autour du verre la souhaitent fraîche, comme le suggère la légère buée qui s’y forme, ou chambrée. Le palais la trouvera au meilleur de ses qualités organoleptiques dans la tranche de dégustation de chaque bière. Ajoutons aussi qu’on peut parler du toucher d’une bière lorsqu’elle envahit notre bouche et notre palais.

La bière, meilleure partenaire des grands moments

Il y a toujours, tout au long de l'année une bonne et belle occasion de célébrer et partager un bon moment. La bière y participe, se partage, en tête à tête, en famille ou entre amis ...

Célébrer les dates clés qui rythment l'année, fêter l'arrivée de l'été, les événements de la vie comme les anniversaires, une promotion professionnelle, la réussite d'un examen, le départ à la retraite, tous les moments entre amis ou en famille, le brunch du dimanche, une dégustation entre amis, une soirée d'été ou au coin du feu, les soirées à thème ...